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ACTIVITÉ 1. L’ORIGINE DES ROCHERS DE LA FORÊT DE FONTAINEBLEAU
Durée : 1heure environ
Lien avec les programmes : les roches, constituant le sous-sol, subissent à la surface de la Terre une érosion dont l’eau est le principal agent (cinquième).
Les blocs rocheux de la forêt de Fontainebleau sont très connus. L’étude de leur origine sera l’occasion pour les élèves de se mobiliser pour la résolution d’un premier problème scientifique : l’origine de blocs. Le problème pourra être résolu de manière satisfaisante.
La résolution de l’origine des blocs rocheux se fait en 4 stations. La durée est d’une heure environ.
Le car dépose les élèves au carrefour de l’Épine. C’est la station1.
De nombreux blocs rocheux, sur lesquels des voies d’escalades sont tracés, s’offrent au regard. D’où viennent-ils ? On remarque que le sol est riche en sable.
Photo 1 : les blocs rocheux de la forêt
Une piste de recherche est de penser que ces blocs viennent de plus haut topographiquement, et d’aller sur la colline la plus proche.
Photo 2 : le sommet de la colline
Malheureusement, on ne trouve sur cette colline que des blocs, mais on voit plus nettement que les blocs sont situés sur du sable. Si les élèves ont une carte topographique de l’endroit, certains pourront déterminer que la colline n’est pas l’endroit le plus haut topographiquement. Un plateau voisin est à une altitude plus élevée. La zone plus haute peut également se voir de la colline (cela dépend de la présence des feuilles sur les arbres).
À ce stade, on peut commencer à élaborer un profil topographique issus des observations.
En se dirigeant vers le plateau, on passe près d’un amas de petits blocs assez anguleux. Ce sont les restes d’une petite exploitation pour faire probablement des pavés. C’est l’occasion de casser du caillou et de constater que la roche qui les constitue est du sable consolidé (grès de Fontainebleau). Cette composition servira pour l’activité 4.
Photo 3 : les restes de la carrière de grès
Il est bon à ce stade de faire émerger la distinction entre l’origine des blocs (les rochers d’escalade) et l’origine de la roche qui les constitue.
On distingue que les grès forment une couche continue, qui se disloque sur le bord du plateau. Lors de la dislocation, les blocs sont anguleux. Ils acquièrent des formes plus rondes par érosion ultérieure. L’eau a sans doute une part importante dans ces processus.
Photo 4 : la dalle de grès qui se disloque
Les arguments pour le caractère continu de la couche de grès sont nombreux :
Les nombreuses petites mares (lorsqu’il n’a pas fait trop sec). Elles montrent qu’une roche imperméable retient l’eau. Il y a donc sous le sol une couche continue de roche.
Photo 5 : une mare sur le plateau
La dalle de grès peut être vue lorsqu’elle est dénudée, en général là où elle se disloque. Elle n’est alors plus vraiment continue, mais le caractère jointif des blocs anguleux indique qu’une couche continue a existé (voir la photo 4).
Lorsqu’on trouve un pin déraciné, on se rend compte que ses racines se sont développées dans un plan horizontal, ce qui signifie que la couche meuble est mince, et qu’il y a un obstacle continu dessous.
Photo 6 : un pin déraciné
La dalle de grès peut être vue en coupe à certains endroits.
Photo 7 : la dalle de grès vue en coupe